Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 18:23


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Nous voilà dans la Vallée de la Drôme pour de nouvelles aventures! On peut voir notre village là bas en bas...





Par Emilie et Raphael
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 19:30

Mafia style

Mafia 2


Nico, qui remettait son titre en jeu

Lou Minot et son tonton !

Los vecinos




















Hommage..., Thriller

Les "Bad Boys" de la Sainte Baume

Les "Beaux Gosses" de la Sainte Baume



Aïoli en force




Le fils de Walou, Dayan, 1er representant de la génération suivante à la Sainte Baume





Balade à la grotte aux oeufs

Présentation des concurents





La Grole gagnante



Ambiance, avec la machine à fumée du Gui






Tom, grand gagnant du concours de rhum 2009 (38 CREW°), au réveil...






Par Emilie et Raphael
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 00:00

 

Avant de commencer, voici la carte du trajet parcouru:



Passé la frontière de l´Uruguay, nous voici au Bresil, le pays du foot, du carnaval, et où les gens parlent...portugais !! Du coup, on galère un peu avec notre parlé "portuñol" mais on arrive quand même à se faire comprendre pour prendre la direction de l´ile de Florianopolis en bus. 24h après, nous voici arrivés dans une colloc d´étudiants français ("rencontrés" par internet) qui passent une année ici à étudier, mais surtout aussi à faire du surf. La belle vie quoi. Nous voici donc chez Ben, Léa et Pascal, qui vient de Grenoble. En discutant, on se rend compte qu´on a des amis en commun, et qu´il a même passé des soirées dans notre ancien jardin au légendaire 10 rue Revol !! Que le monde est petit... Nous fêtons la nouvelle en buvant un petit Côte du Ventoux accompagné d´un Comté laissés par ses parents quelques semaines auparavant, la classe !!
L´Ile est très grande, avec 400 000 habitants et plus de 50 plages !! A la base on devait rester 2-3 jours et puis, après de nombreux apéros et restaus (sushis á volonté!), surf, visites guidées... on est resté une semaine.
 

Lever de soleil sur praia Mole



nous (!!) avec Pascal, Gilles et Karine

Avec Léa, au restau

tudo bem, ya pas de sushis



Finalement, nous reprenons la route toujours plus au nord par la côte, en direction d´une autre île, beaucoup plus petite cette fois, la belle "ihla do mel". Ici, pas de voiture, il n´y a que des sentiers de sable. Nous passons une semaine un peu coupé du monde, c´est très agréable. On reparle un peu espagnol avec Pepo l´équatorien, en voyage avec sa copine française Rica depuis quelques mois. On se rappelle du coup pas mal de souvenirs de l´Equateur.
Après cette petite semaine parsemée de baignades et de ballades, Emilie a le pied gauche enflé et a du mal à marcher. Pour ceux qui se souviennent d´Emilie il y a quelques années avec les béquilles à la feria de Nîmes (buvant des pichets de sangria dans la bodega du PC), et ben c´est la même chose. Du coup, en attendant de soigner ça en France, on décide de temporiser sur les activités sportives pour la suite. Vu qu´on temporisait déjà pas mal, on se met en mode "ultra-temporisation" jusqu´au retour !!
Pour gagner du temps et de l´argent, nous prenons l´avion et on fait un saut de 2500kms directement jusqu´à Salvador de Bahia.

Nous passons deux jours à nous ballader dans les rues de Salvador, surtout le quartier historique du Pelourinho et ses édifices coloniaux. On se retrouve dans la chaleur tropicale et ça fait du bien. Depuis Buenos Aires, on ne s´était pas rendu dans une grande ville comme ça. Le port est bien actif et les cargos se succèdent. Partout il y a de l´activité, des bus dans tous les sens, des petits marchés, de la musique à fond, des mecs un peu tendus aussi, des gens qui dorment sous les ponts ou dans les poubelles... 
 
De l'autre cote du mirroir, on voit aussi que le culte du corps n´est pas un mythe. Sur les plages de Salvador, il est de bon ton de faire des pompes , de soulever des poids, de faire de la gym dans l´eau ou des aller-retours en courant ou en marche énergique au bord de l´eau. Le tout  en mettant en avant ses pectoraux ou autres atours tout en matant les autres, voir en les sifflant en se cassant le cou pour la gent masculine (autre sport très populaire ici).



































"allo la famille !? ça va, ça va...oui, on rentre bientôt !"


coucher de soleil sur la baie de Salvador


Petites géneralités en vrac et non exaustives sur le Bresil :
Au bresil, la bière, c´est la Skol, les fruits, c´est mangue, papaye, goyave, banane, graviola, guarana plus un tas de petits fruits inconnus, très bons, mais dont on se rappelle pas les noms !! Les légumes, c´est un peu comme chez nous (salade, tomate, oignon..., aubergine, courge, ail...), l´alcool typique, c´est la cachaça, le coktail, c´est la caipirinha (cachaça+citron+sucre), le plat typique, c´est forcément à base de riz, de haricot (feijão) et de farofa (farine de manioc arrangée), le dessert, c´est l´açai na tigela (fruit de l´amazonie glacé), pour dire que ça va, on dit "ta bom" ou `tudo bem', les clubs de foot, c´est le Flamengo (de Rio) et les Corinthians (de Sao Paulo, avec le légendaire Ronaldo), il y a toujours une petite partie de foot engagée sur la plage d´ailleurs ; les Argentins...ils les aiment pas !! en surf, ils sont tous trop forts;  les maillots de bains, c´est "moule-bite" et string obligatoire...
Les brésiliens utilisent beaucoup leur pouce, pour dire bonjour, pour dire que tout va bien, pour saluer de loin, bref pour tout ce qui est positif, un seul signe, le pouce! Au début ça nous fait bien rire, puis finalement au bout de peu de temps, sans même s´en rendre compte, nous aussi on l´utilise!
... voila en (très) gros. 

Nos derniers jours de voyage, nous les passons au bord de la mer, d´abord sur l´île de Morro de Sao Paulo (très touristique), puis sur l´île de Boipeba (petit havre de paix plus authentique, sans voitures, où les habitants sont suprenants de gentillesse), et enfin Itacaré, un peu plus au Sud.
 
Là, surprise et hasard de la vie, nous rencontrons dans la rue Dawn, la canadienne avec qui nous faisions du volontariat en Equateur 8 mois plus tôt!!! Retrouvailles bien joyeuses! On forme aussi une petite bande hispanophone avec Gabriel l´argentin et Izas et Pablo les basques. On continue à travailler notre espagnol tout en commençant à balbutier nos premières phrases portugaises... Tout un programme!
 
 

carte postale 1, à regarder les jours de pluie

carte postale 2, contre la déprime

carte postale 3, dur, dur...

carte postale 4, ça rend très bien en fond d´écran ;-)


A Boipeba et à Itacaré, on assiste à des "rodas" (rondes) de capoeira. C´est un sport qui mêle danse, acrobaties et arts martiaux, crée du temps de l´esclavage. On hallucine sur les performances des capoeristas, et surtout sur les petits minots (certains commencent dès l´âge de 3 ans) qui enchaînent les passes. Bien évidemment, on ne comprend toujours pas tout dans ces échanges, de toutes manières, "il te faut au moins 5 ans de pratiques pour comprendre" nous dit un capoerista...

capoerista au repos







avec Pablo et Issas dans les cascades


le "rêve de Titi"

Les jours s'écoulent ainsi, paisibles. On pense de plus en plus au retour, ça fait bizarre mais nous sommes contents de rentrer pour pouvoir enfin revoir toutes celles et ceux qui nous manquent!! On pense aussi a l'année qui vient de s'écouler, aux rencontres, aux images, aux odeurs, aux couleurs, aux musiques, aux paysages, à la nature dont on a ete bien plus proche que d'habitude, à tous les animaux qu'on a eu la chance de voir, aux sons de la forêt, à l'océan... Une année bien remplie, tellement enrichissante.

Et voilà, demain, nous prenons l'avion. Alors nous en profitons encore pour déguster des fruits tropicaux, jusqu'a la prochaine fois...


dédicacé aux fans du blog!!

Par Emilie et Raphael
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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /Avr /2009 21:38
A la mi mars, nous avons quitté le Chili et nous sommes retournés à Buenos Aires pour une dernière halte argentine. On dormait de nouveau à l´hostel San Telmo. Les têtes avaient changées, mais nous y avons fait de bonnes rencontres! Nous avons revu Antoine (le pote de Sara la cousine de Raph) chez qui nous avons fait une super pendaison de crémaillière, ambiance de folie sur fond de percussions!

Nous avons aussi pu revoir nos potes rencontrés au Cidep, Alejo qui vit dans un quartier chic de BA avec vue imprenable sur toute la ville du haut de son trentième étage et aussi Andrès et Brenda qui vivent à la Plata, à une heure de la capitale.
Chez eux, nous avons pu refaire un dernier asado en compagnie de Pil et Pablo, nos compagnons de route!!! Séquences retrouvailles et au revoir!

Enfin, il y avait un festival de ciné français et ce fut l´occasion pour nous de voir un film qu´on vous conseille vivement, trés drôle et très juste: 'La Faute à Fidel' de Julie Gavras. Un grand moment de bonheur.

Et puis le temps est venu de continuer notre chemin, direction l´Uruguay.
C´est un pays plus petit que la France, avec un peu plus de 3 millions d´habitants. Petit et pourtant il y a ici une concentration importante de talents en tout genre, notament footbalistique et musical! Le pays est quasiment tout plat, ça fait bizzare quand on arrive des Andes!

Ici aussi, on est fou de maté, beaucoup plus qu´en Argentine. La preuve? Tout le monde se  ballade avec un thermos sous le bras et la calebasse dans la main. On a même vu le conducteur de bus conduire avec la main droite seulement car l´autre est occupée par le maté. Ou encore mieux, le mec sur son scooter faire de même! Sur la plage, si tu n´as pas ta chaise pliante, ton thermos et ton maté, il y a de forte chance que tu ne sois pas uruguayen!

Nous nous sommes d´abord arrêté à la Pedrera, un petit village au bord de l´océan déserté hors saison touristique. Dans l´immense camping de 800 emplacements, nous n´étions que tous les deux...
Ici nous avons rencontré Valentina et Emiliano, un couple de Montevideo. Valentina pour le moment bosse dans un des resto du bled et Emiliano se la coule douce. Eux aussi ont prévu de partir faire un tour de l´Amérique Latine. On se marre bien avec eux!
On se fait un super asado avec en dessert des gateaux au dulce de leche (plus connu en France sous le nom de confiture de lait), ça fait aussi partie de la culture uruguayenne.
 

Sur la route du camping




On se ballade dans le coin, notament à Cabo Polonio, un petit village sans electricité au bord de la mer et au pied d´une dune superbe.


Ballade sur la dune

Au bout d´une semaine, on se décide à bouger un peu plus au nord et nous nous arrêtons à Punta del Diablo. C´est aussi au bord de l´eau. Ici il y a des rochers tout ronds.
Quand on arrive, le village est quasi désert, le camping fermé... Il y a quand même quelques surfeurs qui se partagent les belles vagues. Et puis 3 jours plus tard commence la "semana del turismo", une semaine de vacances de Pâques pour les uruguayens. Et là, tout de suite, on est plus seuls, mais c´est quand même sympa. On profite de nos derniers jours en castillan, bientôt on devra parler portuguais, ou du moins essayer...
 
Notre dernière halte, c´est à Chuy/Chuí qu´on la fait. C´est la ville frontière avec le Brésil. Une avenue la coupe la ville en deux et d´un côté on est en Uruguay, et de l´autre au Brésil, c´est rigolo! D´un côté l´espagnol, de l´autre le protuguais, ici le Peso et lá le Real, etc...




Le buveur de maté français!

Le buveur de maté uruguayen







On the road again! On continue en direction du Brésil! A tout bientôt!

Par Emilie et Raphael
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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 20:47
Notre premier contact avec la Patagonie Chilienne fut... un peu froid!
A peine passé la frontière, la température baissait et les nuages se présentaient à l´horizon...
Nous avons eu quasiment 10 jours de pluie non stop! On se serait cru dans 100 ans de solitude, le livre de Garcia Marquez !!
 
Ce qui ne nous a pas empêché de rester ébahis devant la beauté des paysages sur cette mythique "carera" austral, de Futaleufu à Coihaique en passant par Puyuhuapi.
Ici, c´est la selva fria, la jungle froide. C´est vraiment impressionant: il y a des cascades tous les trois mètres, des arbres immenses et très verts, des rivières en veux-tu en voilà.
 



Avec Pil et Pablo, nos compagnons de route rencontrés au Cidep, nous cheminons donc sur cette route et campons sous la pluie. On s´arrête à Puyuhuapi qui est au bord d´un fjord. Les maisons ici sont assez sommaires, de bric et de broc et il faut beaucoup de bois pour chauffer tout ça. La majorité des hommes pêchent à 4 heures de là, il y a donc essentiellement des femmes, des enfants et des vieux dans le village. Ici, nous rencontrons deux françaises, Fabienne et Delphine avec qui on se fait une bonne soirée saumon ( à 2 euros le kilo, on se prive pas ) avec une bande de chiliens bien festifs!!
On va visiter le glacier "Ventisquero Colgante", dans un parc national près de là et c´est vraiment magnifique!
 

Petite fiesta internationale


Puis nos repartons direction Coihaique, la plus grande ville de la Patagonie avec ses 50 000 habitants. Ici nous retrouvons Paz et Martín rencontrés eux aussi au Cidep et qui vivent dans la maison de la mère de Martín. En plus d´être branchés permaculture, Paz et Martín sont à fond engagés dans la lutte du moment en Patagonie: Patagonia Chilena sin Represa (Patagonie Chilienne sans barrage).
La Patagonie chilienne  est très riche  en rivières et fleuves, dont certains avec de gros débits. Ici, il serait possible de construire de nombreux barrages et produire ainsi de  l´électricité pour ceux du Nord (de Santiago, 7M d´habitants pour un pays qui en compte 17M). Des boites, notamment espagnoles, ont vu là un bon marché à se faire et ont déjà le droit d´usage de l´eau sur certains rios.
Mais les habitants, appuyés par de nombreuses associations, ne le voient pas du même oeil. Ils ne veulent pas de ces barrages qui détérioreraient le paysage, la faune et la flore. Paz et Martin ont réalisé un documentaire sur une marche de 300 kilométres faites par des militants contre les barrages.
On ne connait pas encore l´issue de ce bras de fer, mais on peut suivre tout ça sur:
http://jovenestehuelches.blogspot.com/ , le blog de la jeunesse d´Aysen contre ces projets
et sur: http://www.patagoniasinrepresas.cl

A Coihaique, il y a aussi Catherine, une amie de notre voisine Bérengère, qui vit là. On la rencontre vite fait, ça fait bien plaisir de se revoir!

On a retrouvé Jose Bové !

On quitte la Patagonie en bateau, pour une traversée de 24h sur le Puerto Eden qui transporte des passagers et de la marchandise, ça nous rappelle de bons souvenirs de début de voyage. La journée se passe paisiblement au soleil. On voit des dauphins, des phoques, des baleines, et le volcan Chaiten qui crache tout ce qu´il a... Inoubliable!








Baleines en vue ?



Au loin, la cendre du volcan Chaiten en eruption

Petit à petit nous remontons vers le nord, et il fait donc de plus en plus beau et de plus en plus chaud. Nous nous installons pour une dizaine de jours dans la bien nommée Région des lacs, aux milieu de paysages magnifiques. On se promème dans les nombreux parcs nationaux, on se baigne dans les lacs et les eaux thermales, nous goûtons les bières locales faites pour certaines par des allemands (assez nombreux dans le coin) installés ici depuis la fin de la guerre. Le Chili, comme l´Argentine et le Paraguay, fait parti des pays qui ont accueilli beaucoup d´allemands à cette époque, et notamment des anciens nazis... Nous avons à propos eu la désagréable surprise de croiser quelques cranes rasés, veste Bombers et croix gammée associée au drapeau national sur les manches. C´est assez bizarre ici, et selon certain ce ne serait pas les mêmes skinheads qu´en Europe, mais bon, comme le chante Renaud "le fascisme c´est la gangrène, à Santiago comme à Paris". Restons vigilants !!
 Nous décidons de nous faire LA rando du voyage : l´ascencion du volcan Villarica.
Bon, en vrai, c´est plus impressionnant que ça en a l´air, mais il y a quand même 1400m de dénivelé.


le volcan Villarica

el mismo



on rigole pas !



au sommet

luge en descente !!
Attention derrière !!


Après l´ascension du volcan, nous restons encore quelques jours dans le coin avant de remonter directement à Santiago, capitale du Chili, où nous attend Florent, un ami d´amie qui habite là et chez qui nous logerons quelques jours. A Santiago vivent quasiment 7M de chiliens pour une population de 17M. A part quelques quartiers anciens typiques, c´est une grande ville sans beaucoup de charme. Désolés pour les photos, mais on en a pas ! Nous habitons donc durant ces quelques jours chez Flo et sa coloc Charlotte. On visite un peu la ville, on boit des coups avec leurs amis et on se fait un bon concert de musique coumbia avec un des groupes le plus connu du Chili dans le style.

Le lendemain, nous partons sur la côte Pacifique en direction de la belle et mythique ville de Valparaiso (ici, on dit "Valpo"). La ville est construite à flan de montagne et est très colorée. Ce fut longtemps le premier port digne de ce nom pour les marins qui avaient passé le Cap Horn. Passage quasi obligé pour tous bon étudiant chilien qui se respecte, il y a beaucoup de bar et de lieux pour sortir, et la ville est bien dynamique politiquement. Mac Donald a renoncé à s´installer ici car ses "restaurants" étaient régulièrement détruits à chaque manif !

Valpo, un petit air marseillais



Salvadore Allende est encore bien présent dans les esprits



Véro, Charlotte et Flo, nos logeurs franco-chiliens


Après un petit week-end passé à manger des mariscos, aider à faire un déménagement, rencontré des chiliens et autres français installé ici depuis déjà plusieurs années, boire des coups (encore...), fait un tour en bateau dans la baie, nous voici repartis pour l´Argentine.















Par Emilie et Raphael
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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /Fév /2009 21:39

Bonjour et salut tout le monde!!

Toujours en Argentine, on est repartis de Buenos Aires.

Au bout de 20h de bus, on arrive à Bariloche, en Patagonie donc, au pieds des montagnes. On hallucine pas mal: on dirait que tous les "Mochileros" (voyageurs en sac à dos) du pays se sont donnés rendez-vous ici. On avait pas encore eu la joie de gouter au tourisme de masse sur ce continent. C´est chose faite et on étouffe un peu...
De nombreux jeunes viennent passer ici quelques jours de vacances dans des campings...
C´est vrai qu´ici c´est l´été et aussi les grandes vacances!

Après une nuit passée à la Villa Angostura, un bled au bord d´un lac qui ressemble aux 2 Alpes en été, on reprend le bus pour aller à El Bolson, un peu plus au sud. Ici aussi, c´est plein de touristes et il faut faire la queue pour tout et surtout pour manger les délicieuses glaces artisanales du coin...

Dans l´hostal oú nous dormons, on rencontre un couple de Buenos Aires très sympa, Diego (prénom très commun ici pour les gars nés au début de 80...) et Florencia qui nous racontent pas de choses de la vie argentine et de sa structure sociale... C´est bien intéressant! Ici, c´est plus facile que dans les autres pays pour rencontrer des locaux, car en partie l´écart est moins gros par rapport aux revenus. Il y a beaucoup plus d´argentins qui partent en vacances que leurs voisins boliviens par exemple.


El Paraiso, sur Le Rio Azul...

Pour accéder au Paraiso, il faut prendre des risques

Nous aussi on a la neige!!


Si nous sommes venus ici a el Bolson, c´est surtout  pour faire du volontariat au Cidep, un centre de permaculture qui organise chaque été depuis 4 ans des ateliers de construction naturelle, d´initiation à la permaculture,...

                                                                                       El CIDEP

Le but de la permaculture (Culture Permanente) c´est de vivre le plus possible en harmonie avec la nature, d´user le moins d´énergie possible, de ne pas aller à l´encontre de la nature.

De vivre, de construire, de cultiver de maniére soutenable, en synergie avec la nature. Elle prone la bio diversité aussi. De nombreuses techniques telles que l´agriculture biologique, la biodynamie, les toits végétaux, les toilettes séches, les douches solaires, la cuisine solaire, le lombri compost,... se retrouvent dans la permaculture.

L´idée est aussi de vivre en communauté de maniére durable et auto-gestionnaire. Ce concept a été créé dans les années 70 par deux australien, David Holmgren et Bill Mollison. Ils se sont inspirés de ce qui existait déjá depuis des millénaires, notamment en Tanzanie, et du travail aussi du japonais Fukuoka. Leurs bouquins sont trés pratiques et interessants.
Si vous voulez en savoir plus sur ce qu´est la permaculture, vous trouverez une bonne définition à cette adresse: http://fr.ekopedia.org/Permaculture

Nous avons passé presque un mois au Cidep. Pendant ce temps, nous avons fait beaucoup d´enduit et revêtement en terre (mélange d´argile, de sable, de paille et d´eau).
Les toilettes séches, la salle commune, l´auberge, ...

Maintenant nous maitrisons à fond (ou presque!!) l´art de faire un mélange, de faire des adobes (briques en terre crue), d´aller chercher de l´argile,... Nous avons aussi fait beaucoup d'enduits, comme la couche finale avant de mettre la couche de peinture, naturelle aussi bien sûr.
Un mois les mains dans la terre...
Nous étions comme une dizaine de volontaires, européens (Pil, Lisa, Tobias) et argentins et sud-américains (Pablo, Christian, Brenda, Andres, Maria, Pancho, Adriana, Orlando)...encadrés par une équipe de choc, les demoiselles Paulina, Lina et Camila, les cuistots Daniel et Erika, Alejandro le Mac Giver local,... La cuisine était commune, sauf pendant les ateliers.
Pendant ces temps là, une équipe speciale faisait à manger pour la trentaine de personnes présentes (les "élèves" et les volontaires) et dans ces cas là, c´était "cassage de ventre" vegan et bio. Emilie a pris plus de trois kilos!!
On rencontre plein de personnes vraiment très sympas, avec chacune un projet spécifique d´agriculture, d´éco-tourisme, projets sociaux,... Elles sont toutes venues suivre les ateliers avec beaucoup d´envie. Le beau temps nous a suivi toute la durée du séjour. Les après midi on se retrouvait au bord de la rivière en buvant du maté.

              Les pieds dans la pileta de arcilla (le bassin d´argile)

Les mains dans le guano séché...!!

Pose de la dalle dans la derniére maison construite (tout en adobe et en paille)

Derniére touche finale avant la peinture



Des fois on faisait du yoga

droits : MATEO !


Ambiance familiale dans la cuisine

Pan casero

Le four et son trés beau soleil fait par Raphaël !!




Soirée asado végétarien

Fiestas au coin du feu


"Cérémonie" de fin d´atelier tendance new-age...

Brisa et Ezequiel au boulot

Alejo aka Merlin, Tobias, Orlando et qui vous savez

Et puis toutes les bonnes choses ont une fin.. Nous quittons donc le Cidep après presque 4 semaines.
Mais avant nous allons en equipe à la grande "rave" du coin organisée par les alternatifs voisins avec l´equipe du Cidep, histoire de voir ce que donne un festival de "rencontres d'arts conscients" en Argentine, et montrer qu´on peut aussi danser dans la boue pour en faire des briques, fabriquer des fours et des cuisines en terre.

Le nom du festival, c´est Flor de la Luna, pour fêter la pleine lune, la musique, c´est un peu de tout sur deux scènes mais quand même pas mal électronique (tendance psytrance-goa pour ceux qui connaissent). Le lieu est magnifique, en plein dans un parc national, entre une rivière et un lac transparent, le tout entouré de montagnes.



La plupart des festivaliers sont chiliens. Beaucoup sont habillés en fluo avec des grandes lunettes et des chapeaux bizarre. C´est rigolo de voir resurgir les dégaines du début des années 90 de chez nous. C´est aussi plus sympa que le traditionnel sweat à capuche-casquette-veste militaire des teufs françaises. Certains ont fait jusqu´à 1500 bornes pour venir parceque des festivals comme ça, c´est très rare ici donc il faut pas le louper ! On recontre des argentins qui préparent leur venue depuis un an !

 4 ème matin, toujours dans le son !!



Le stand du Cidep marche bien, on présente la cuisine solaire, on construit une cuisine, installons une piste de danse dans de la terre humide pleine d'argile pour fabriquer des briques...
Outre la musique, il y a aussi des cours de yoga, de cirque, et d´autres trucs un peu plus barrés tendance new-age qui marchent très fort ici comme des cours de méditations, des infos pour vivre selon le calendrier maya, ou encore la cérémonie de chants des dieux pour fêter la nouvelle lune.


                                         Raphael, Mathieu et Sabrina los franceses, Pil y Pablo a l´heure de l´apéro


On se rend compte finalement que pas mal de gens sont bien impliqués dans tout ça et qu´on est peu les seuls avec Pil la danoise à le prendre à la rigolade. C´est un peu déconcertant et on se dit que les gourous sont peut être pas loin ! Rien de sûr mais en tous cas il y a du potentiel...

Après 5 jours de fiesta, nous voici repartis sur la route en direction de la Patagonie chilienne, toujours plus au sud, avec Pil et Pablo, notre petit couple argentino-danois. A suivre donc...

                                                                   Soirée cérémonie de la pleine lune                                                                                       Méchantes lunettes!

                                                                                 de nuevo en el camino


on the road again...



Ciao, portez vous bien, et á la prochaine fois!

Par Emilie et Raphael
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Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /Jan /2009 19:39
Saluuut tout le monde et encore une fois Bonne Année!! Voici le récit de nos dernières aventures...

Le 8 décembre, nous débarquons à Buenos Aires, et là, tout de suite, changement d´ambiance!

La première rue où nous marchons est bordée de gratte-ciels très impressionants, la population est très “européenne”. En sommes, nous avons l´impression d´être de retour en Europe (on pourrait être à Madrid, voire même à Paris vu l´architecture) et nous nous fondons dans la masse, sans l´impression d´être des “gringos”.

Ce soir là, nous retrouvons Antoine, un ami de Sara (la cousine de Raph) à la sortie d´un concert de percussions énorme avec au moins 2000 personnes! De nouveau, forte impression de retour en Europe, on avait jamais vu ça avant!

Le lendemain, mes parents arrivent enfin à Buenos Aires, grosse joie de se retrouver, on a plein de choses à se raconter.

Nous allons voyager trois semaines ensemble. Nous passons deux jours à découvrir la ville. Buenos Aires est vraiment immense! 12 millions d´habitants dans la métropole! Nous assistons à deux manifs sociales, il parait qu´il y en a une tous les jours ou presque ici. Elles se terminent en général sur la "Plaza de Mayo", en face du palais présidentiel.




Nous dormons dans  San Telmo, le quartier des antiquaires et du tango, c´est un peu touristique mais ça va quand même! Nous voyons bien sûr des danseurs de tango faire le “show”.

 Nous partons, en bus “Cama Premium”, avec siège inclinable presque comme un lit, champagne et whisky, la grande classe !! Et nous arrivons à Mendoza, qui est la région où la plupart du vin argentin est produit.

La ville en elle même présente peu d´intérêts pour nous et nous partons dès le lendemain à Maipu, à 30 minutes de là.

Notre arrivée est assez épiques puisque nous sommes pris en charge par 5 policiers (deux en vélos, un en scooter et deux en pick-up). Ils nous disent que “Maipu est très dangereux, nous ne patrouillons pas dans la zone où vous allez dormir…”. On dirait pas trop, mais bon. Finalement les flics décident de nous emmener en pick-up parce que décidément c´est vraiment trop dangereux. Il fallait voir la tronche des gens quand on s´est fait embarquer ! Après une balade de 10km, nous arrivons enfin. Et c´est la pleine campagne bucolique avec la petite rivière á côté ! Ouf, on a eu chaud! Service impécable et gratuit, le mec en scooter nous suivait même avec le girophare !

On dort dans une “cabaña” tenue par un homme vraiment adorable qui nous offre du vin, nous emmène faire les courses, nous amène du bois… Ça fait plaisir!

  les gourmands
el jefe del asado

On nous avait dit que ça valait vraiment le coup de faire la tournée des bodegas à vélo, et c´est ainsi que le lendemain, notre “proprio” nous amène louer des bicyclettes. Dommage, c´était dimanche, toutes les bodegas étaient fermées, sauf une tenue par un français qui fait un vin prétentieux (au niveau du prix) et que nous n´avons pas trop aimé. Les 11 kms aller sous le soleil se sont terminés une fois de plus dans le pick-up des flics de Maipu. Cette fois on s´était perdus…On rigole bien.

 On termine notre halte mendozienne par deux jours passés dans les eaux termales de Cacheuta, un vrai bonheur! Mes parents ont bien apprécié et nous aussi!!

ambiance détente

Nous nous rendons ensuite à Salta, plus au Nord.
Sur les précieux conseils d´un suisse rencontré à Buenos Aires, nous louons une voiture à Salta pour faire une boucle de 3 jours dans des paysages somptueux. Nous voici donc parti en direction de Cachi sur des routes en terre à bord de notre petite Corsa 3 portes pas vraiment adaptée mais qui le fait bien...ça fait bizarre de conduire après 6 mois sans toucher un volant. Mais rassurez vous, c´est comme le vélo, ça ne s´oublie pas !

Le premier jour, nous traversons un immense plateau parsemé de cactus gigantesques. Nous apercevons au loin des vigognes (sorte de lamas sauvages) et un peu plus loin un animal au sol qu´on distingue mal, comme un gros oiseau. Puis d´un coup l´animal s´envole et nous réalisons que c´est un condor ! Il  était tellement énorme qu´on croyait que c´était une autruche. Il faut dire que les ailes d´un condor peuvent faire jusqu´à 3,50m d´envergure. Nous restons tous interloqués et remontons vite dans la voiture au cas où...


Le soir nous arrivons á Cachi, un petit village colonial, dans lequel nous croisons un couple suisso-colombien qu´on avait croisé...en Colombie il y a 6 mois. Que le monde des voyageurs est petit...

le petit déjeuner

Le lendemain, nous continuons le périple dans des paysages lunaires et tourmentés pour arriver à Cafayate, un des endroits oú le vin argentin est très réputé. On en profite donc pour visiter une bodega et boire un petit coup parce que c´est agréable.


On mange aussi notre premier "asado" (barbecue-grillade) digne de ce nom. Il faut dire que l´Argentine, c´est un peu l´enfer des végétariens ! Ici, le repas typique, c´est un gros steak de 500 grammes par personne avec du pain. Il faut bien avouer que la viande est délicieuse, et les agentins sont les professionnels de la cuisson aux braises. Donc même si on est pas des gros viandars en géneral, on en profite bien car c´est bon de pouvoir couper la viande avec un couteau à beurre.

Le troisième jour, les paysages ressemblent plus au Colorado avec une roche très rouge. On s´arrête tous les 500m tellement ça vaut la peine. Une petite escale sympatique dans un village de hippies installés dans la gare désafecté d´un village "sans police" (un rasta demande même au père d´Emilie si il aurait pas un peu de marijuana au cas où), et nous voici déjà de retour à Salta.




la fine équipe
la garganta del diablo

Nous partons pour Jujuy, encore et toujours plus au Nord. La Bolivie n´est pas très loin...
 

 
Notre première soirée à Jujuy est très sympa puisque nous la passons dans une auberge de jeunesse, où nous mangeons un très bon “asado” en compagnie d´Argentins, Australiens et autres Espagnoles. Une soirée bien arrosée.
 
La ville est en ébulition á l´approche des fêtes de Noël. Ici encore plus qu´à Salta, on découvre une autre facette de l´Argentine.

Il y a ici pas mal d´indigènes, contrairement à tout le reste du pays. On se sent plus près de la Bolivie au niveau de la musique, de la nourriture, des odeurs et couleurs.

Ça grouille de partout, il y a des pétards qui pètent toutes les 30 secondes, les rues du centre sont piétonnes et une manif est organisée pour défendre les vendeurs ambulants menacés d´expulsion du centre ville.

 
Tous les jours, nous mangeons de très bonnes glaces, autres spécialité argentine. Les glaciers ici sont très forts et il y en a de partout. En tant que gourmands, nous sommes comblés, surtout mon père qui adore les glaces.
 

On se ballade dans le coin, notament aux Salinas Grandes, et à Purmamarca et sa montagne aux 7 couleurs.


illusion d´optique

Pour le réveillon de Noël, nous nous faisons une petite bouffe tous les 4 avec remises de cadeaux et champagne après avoir appelé les familles en France, séquence émotion! Nous sortons après manger, suivons une sorte de procession avec plein d´enfants et de percussions à fond. Et dès minuit, toutes la ville est dehors pour faire pêter des fusées, pétards et autres "pirotecnica". C´est la folie. Ici Noël est plus festif qu´en France. Après le repas familial, les jeunes sortent et retrouvent leurs amis. A Buenos Aires il y avait des concerts jusqu´à 7h du mat!



Le lendemain, on dirait que Jujuy a une énorme gueule de bois... Quant à nous, nous reprenons la route, direction Buenos Aires dans un premier temps, puis Colonia en Uruguay, juste en face.

Le centre de la ville est classé patrimoine de l´humanité par l´Unesco et on comprend pourquoi! Toutes les rues sont pavées, les bâtiments de style colonial, c´est très beau.
On croise pas mal de vieilles voitures, ce qui ajoute au côté ancien. Nous allons nous baigner dans le Rio de la Plata, on fait du vélo. Nous sommes mieux ici, loin de l´agitation de Buenos Aires, pour ces derniers jours passés en famille.

dernière soirée en famille avant le départ

Les parents d´Emilie partis après un dernier asado d´anthologie sur la terrasse de notre hotel de San Telmo, nous restons encore 10 jours à Buenos Aires. On y retrouve Antoine et Christopher, les marseillais rencontrés au Bresil, Olivia et Thomas, les parisiens qu´on connait depuis l´Equateur et qui ont loué un appart ici et qui ont des amis de France venus leur rendre visite. On y rencontre Thomas et Louise les écossais, Anna et Laura les 2 françaises, une bande d´une dizaine de brésiliens de Sao Paulo...bref, une solide équipe pour faire la fiesta ! De bar en boite, de restau en asado (on a même trouvé un resto français qui avait...du Ricard ! Le coeur ! ) en passant par un petite baignade du 1er janvier dans la piscine de l´appart de Thomas et Olivia (merci les amis!), on s´est pas ennuyé... On était même un peu fatigué au bout de 10 jours. 





el famoso asado

Nous voici donc en route pour le sud de l´Argentine, en Patagonie, une région aussi grande que la France. A suivre...
Par Emilie et Raphael
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 20:00
Nous sommes en Argentine !! Déjà depuis presque un mois... Nous y sommes arrivés en train depuis la Bolivie, en passant rapidement par le Bresil, le Paraguay, et l´Uruguay.

Au Bresil, ça nous fait bizarre de changer de langue, surtout quand une télé brésilienne nous interroge dans un terminal de bus... On tente español en ajoutant des "çao" un peu partout, mais ça marche pas trop.

Après avoir traversé toute la région du Mato Grosso do Sul, nous voici donc à Foz de Iguazu. Là on a rencontré 2 marseillais-compatriotes (des vrais, avec le maillot de l´OM ! ), Antoine et Christopher qu´on reverra plus tard, après de bonnes soirées passées à boire des caïpirinha et à jouer au volley dans la piscine. Et oui, on a presque trop chaud ici !

Ce qui est fou à Foz, c´est qu´on traverse un pont et on est en Argentine, et on traverse un autre pont et on est au Paraguay. Il y a des bus urbains qui passent d´un pays à l´autre sans arrêt.
Et ce qui est le plus fou, c´est les chutes d´Iguazu : un ensemble de 275 cascades sur 2,5 kms de large, à cheval entre de Brésil et l´Argentine.




















Nous passons rapidement en Argentine pour passer la frontière au Paraguay, á Encarnacion. Nouvelle monnaie et... nouvelle langue ! En effet la langue officielle du Paraguay est le Guarani, en plus de l´espagnol. Le Paraguay a la triste réputation d´être un pays très corrompu même si cela va de mieux en mieux. A Encarnacion habitent beaucoup de libanais qui y font du commerce, ainsi que de nombreux japonais. Beaucoup d´anciens nazis se sont aussi réfugiés dans ce pays à l´époque et leurs descendants y sont toujours. Aux villes frontalières, il y a des dizaines de boutiques de hi-fi, ordinateurs, télé, fringues...C´est un peu le "Andorre" des argentins et des brésiliens.
 
Nous allons visiter une ancienne mission jésuite un peu en ruine et nous devons déjà partir car les parents d´Emilie arrivent pour 3 semaines en Argentine. Nous faisons un dernier crochet en passant quelques jours par l´Uruguay (à Colonia) et arrivons donc dans la gigantesque capitale Buenos Aires (12 millions d´habitants) en...bateau, parce que ça nous manquait !











Par Emilie et Raphael
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Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /Nov /2008 16:20
Bonjour tout le monde!!
Nous voici donc sur les bords du lac Titicaca, le plus grand lac d´Amérique du sud (204km de long), et le plus haut lac navigable du monde. Bien que nous soyons à 4000m d´altitude, le soleil tape fort, et on se croirait presque sur les bords de la méditerrannée. Le lac est tellement grand qu´on ne voit pas l´autre rive...
 
Nous partons de Copacabana - ne pas confondre avec la version playa bresilienne, ici c´est un bled - en bateau visiter l´isla del sol, qui est la plus grande ile du lac. A l´époque des incas, l´île était un sanctuaire. Aujourd´hui, il ne reste pas grand chose de cette période sur l´ile, mais les paysages restent magnifiques.
On profite du lieu pour goûter une des énormes truites qui peuplent le lac avant de partir pour La Paz à quelques heures de là.

Sur la route, on croise une centaine de paysans de l´Altiplano qui marchent sur la capitale en vue d´une grande manifestation qui doit avoir lieu dans quelques jours. On y reviendra, nous y étions...

La Paz est la plus haute capitale du monde. Construite au milieu des montagnes elle s´étend sur un dénivelé de 1000m avec un centre ville à 3600m d´altitude. Nous sommes un peu déroutés en arrivant tellement la ville est dense, et puis ça grouille de tous les côtés.


Le mont Illimani, 6439m, vu de La Paz!

Ce dimanche, c´est le grand défilé d´anniversaire de la fondation de la ville en 1548. Pendant presque toute la journée, on a l´impression que toute la ville défile avec des dizaines de fanfares, de costumes, de chars, de voitures...Tous le monde est représenté sous forme de fresque historique au début, puis sous forme de "tout mélangé" ensuite. On rigole bien sur certains déguisements et certaines danses.





 Le soir commencent à arriver des milliers d´indigènes (ne surtout pas dire "indiens" ou "indios", c´est péjoratif ici) pour la grande manif de soutien au président Morales du lendemain.

Petit point sur la situation politique de la Bolivie pour un peu mieux comprendre :
La Bolivie est le pays le plus pauvre du continent américain, bien qu´on y trouve du gaz, du pétrole et de l´argent depuis de nombreuse années. Après que l´Espagne ait allègrement pillé les ressources naturelles, le pays s´est fait prendre une partie de son territoire par le Brésil, le Paraguay, le Pérou et le Chili qui lui ont bloqué son accès à la mer.
 
La situation politique n´a jamais été très stable. Au fils de ces 60 dernières années se sont suivis des militaires, aidés par le tristement célèbre Klaus Barbie à la tête des services secrets boliviens, un traficant de drogue, un ancien dictateur, et d´autres soumis aux institutions financières internationales... Le dernier président démissionne en 2005 face aux nombreuses manifestations indigénes qui réclament le renationalisation des ressources naturelles du pays.
 
Aux élections suivantes, c´est l´ancien cultivateur de coca et syndicaliste Evo Morales qui remporte les élections. Toute la communauté internationale s´est félicitée qu´enfin un indigène puisse accéder à la fronction suprême. Et puis Morales a commencé à venir en aide aux plus démunis (les indigènes), et comme il avait besoin de moyens pour cela, il a décidé la nationalisation des ressources de pétrole et de gaz, que les multinationales étrangères exploitaient depuis de nombreuses années sans reverser grand chose. Et comme il s´est senti proche de Chavez qui avait fait de même dans son pays, la communauté internationale a commencé à le trouver beaucoup moins sympatique. Tiens, tiens...Les boliviens qui s´en mettaient plein les fouilles aussi.

Les préfets des régions les plus riches organisent en mai dernier un référendum illégal (parce qu´inconstitutionnel) pour que les régions deviennent autonomes et gérent elles mêmes leurs ressources naturelles. En bref, ils veulent rien lâcher. Evidemment, ils votent pour et c´est la fête à Santa Cruz, puis en juin à Tarija, les régions phares autonomistes.
 
En juillet, la décision d´affecter une partie des revenus du pétrole - allant habituellement au fonctionnement des régions - aux retraités les moins riches (décision de leur donner environ 20 euros par mois) a failli déclencher une révolution. Des menaces cessesionistes sont venues des régions les plus riches, et le pays s´est coupé en 2. En aout, face à la grogne, Morales organise un référendum et s´engage à quitter la présidence s´il perd. Or il gagne avec 68% des suffrages. Dans le même temps les régions votent aussi pour le maintien en place des préfets, et ceux des régions autonomistes gagnent également... Ceci ne simplifie pas la situation déjà tendue...
 
En septembre dernier, de violents affrontements ont lieu à Santa Cruz, où les habitants prennent d´assaut des batiments publics, font des barricades un peu partout dans la ville. Dans le Nord du pays, 18 sympathisants du parti du président sont purement et simplement lynchés... L´état d´urgence est déclaré dans cette région.
 
L´appel au calme et le soutien des pays voisins à Evo Morales obligent l´opposition a reprendre le dialogue. La situation se calme enfin...  

Dans le même temps, et ce depuis plusieurs mois, un projet de nouvelle constitution, donnant un peu plus de droits aux indigènes, a été rédigé. L´opposition y est bien sur opposée... Pour qu´elle soit adoptée il faut qu´elle soit soumise à un référendum et au congrés Morales ne dispose pas de la majorité (3/5) pour pouvoir voter l´oragnisation du référendum.
Donc les indigènes de tout le pays sont venus à pied à La Paz, soutenus par des étudiants, syndicalistes, ..., et ont décidé de ne pas en bouger tant que le référendum ne sera pas décidé. Certain ont marché près de 200km, et ils sont près de 150 000, autant dire qu´ils sont déterminés !! En même temps c´est bizarre de voir une manif pro-gouvernementale. Morales rejoint même les manifestants. Imaginez en France, une manif pro-gouvernementale, avec Sarko dans le cortège !?!
Face à la détermination des manifestants, l´opposition vote la tenue d´un référendum en janvier à la condition que Morales ne se représente pas aux prochaines presidentielles.
 
Après La Paz, nous prenons plein sud (sans perdre d´altitude) en bus et en... train. Le TER nous manquait trop, et comme il n´y a que deux lignes en Bolivie, et très peu dans toute l´Amérique du sud, on n´allait pas rater l´occasion. Nous traversons une lagune remplie de flaments roses, c´est magnifique et rappelle un peu la camargue.
 A notre arrivée à Uyuni, nous partons avec un tour "organisé" dans un 4X4 pendant 3 jours pour visiter le Salar d´Uyuni, le plus grand désert de sel du monde et aussi la plus grande étendue plate du monde, ainsi que des lagunes multicolores jusqu´à la frontière chilienne. C´etait sans doute les paysages les plus incroyables que nous ayons vu de tout le voyage, on se serait cru sur Mars parfois dans ces paysages volcaniques avec des arbres de pierres, des mousses vert fluo et des dégradés de couleurs à la Dali, montée jusqu´à 4800m d´altitude avec de la fumée de souffre partout, et une baignade dans des sources d´eau chaude...
Dommage pour les photos par contre, on en avait plein mais la carte de l´appareil photo ne veut plus marcher. Vous êtes déçu-e-s... nous aussi !!




 Le cimetière de trains à Uyuni



 D´Uyuni nous reprenons le train jusqu´à Villazon à la frontière argentine et de là, prenons un bus à travers une route magnifique pour arriver à Tarija, la ville "la plus andalouse de Bolivie", qui est aussi très fière de son vin.

Après l´Altiplano, nous sentons tout de suite un changement d´ambiance, de cadre, voire presque de pays:
Il y a ici de nombreuses voitures très chics et pleins de gros 4x4. De très belles et grandes maisons jalonnent les grandes avenues verdoyantes.
Le taximan qui nous mène à notre hôtel nous rassure: "ici les gens parlent tous très bien castellano, il n´y a pas de dialectes quechua, aymara ou je ne sais quoi encore comme dans le nord, et les gens sont plus blancs"... Ha, on est vraiment rassurés alors...
Sur les murs de la ville, il n´y a plus de "Evo Pueblo", "Evo, Si", Evo, Mas", mais plutôt "Evo, Puto", "Evo, asesino", "Si a la autonomia", d´autres slogans du même type et aussi quelques croix gammées...

On ne se croit plus trop dans le pays le plus pauvre d´Amérique latine, comme si il y avait erreur de casting. Une heure passée à la terrasse d´un bar de la place principale nous permet de voir le défilé des 4x4, tous plus beaux et neufs les uns que les autres.
Pas de doutes, Tarija est riche... Enfin, bien sûr, si on sort un peu du centre ville, on trouve toujours des quartiers et marchés beaucoup plus populaires.

Nous nous laissons tout de même séduire par la ville, nous apprécions son marché bien animé, son doux climat, sa verdure (ça fait du bien de voir des arbres!), sa campagne aussi où nous avons la chance de voir un Condor qui tournoie dans le ciel bleu...

Hervé, l´oncle de Raphaël, connait ici un professeur d´université, Hugo. Nous l´appelons et le retrouvons le soir de Todos Santos (Toussaints). Nous mangeons ensemble et discutons de tout en buvant un vin d´ici, le Kohlberg, qui se défend bien!

Après le repas, il nous dépose au cimetière de la ville. Drôle de ballade nocturne devez-vous penser, mais à Tarija pour Todos Santos, toute la ville se retrouve au cimetière illuminé de milles feux! Les tombes sont décorées, les famille se retrouvent devant les dernières demeures des défunts. Sauf pour ceux qui ont disparus il y a peu, l´ambiance est assez décontractée, on mange et plaisante devant les tombes ou pendant une petite ballade dans le cimetière
Avant, l´alcool coulait à flots lors de cette fête, mais à cause de trop nombreuses bagarres, c´est désormais interdit!!


Au bout de 4 jours paisibles, nous nous décidons à continuer la route et partons pour Sucre, la capitale de la Bolivie... En fait, la Bolivie a comme qui dirait deux capitales, l´une administrative La Paz, et l´autre constitutionnelle, Sucre.
Une ballade ici nous fait nous replonger à l´époque coloniale, on s´attend à voir surgir Zorro à tout moment (même si cette histoire ne se passe pas en Bolivie)!

Nous étions descendus en altitude, nous remontons encore pour à priori une dernière fois et nous rendons à Potosi, à 4070m d´altitude! C´est la ville la plus haute du monde (140 000 habitants). Elle est bien connue pour son "Cerro Rico", la montagne magique pleine à craquer d´argent, de cuivre, de plomb, d´or aussi un peu. La mine est exploitée depuis ... 1545 !!! Une grande majorité de la richesse de l´Europe vient en partie des fabuleuses ressources extraites du Cerro Rico et de la sueur et de la mort de millions d´Indigènes qui ont travaillé dans les mines.
Bizarement, dans Potosi, il y a un nombre impressionant d´Eglises (environ 80), mais pas de trace de monument en hommage à ces Indigènes ...

Le premier soir, nous marchons en ville, à la recherche d´un endroit où manger, et nous tombons nez à nez avec Olivia et Thomas, que nous avions rencontrés en Ecuador à la communauté. Que le monde est petit! Ils sont dans un autre hôtel, avec deux autres couples de français. Alors s´ensuivent apéros, restos, chants de Renaud et cie accompagnés à la guitarre par Thomas jusqu´à des heures pas possibles... On s´est bien marré en tout cas!! Dans les liens, il y a le blog de Christine et Patrick qui voyagent en bateau depuis plus de 3 ans, et celui de Marie et Florent, vous verrez, ca fait rêver!

Pour finir sur Potosi, le 10 novembre, c´est la fête de commémoration du 1er jour de révolution pour l´indépendance (1810). Les jours qui précèdent, il y a moult défilés en ville toute la journée. Tout le monde y passe, les écoliers, les étudiants, les notables, les mineurs, les taxis, les camioneurs, les commerçants, ... L´ambiance est très sympa dans les rues et nous goûtons la boisson locale, à savoir
de l´alcool à 96º avec de l´eau chaude à la cannelle !! Les mineurs boivent cet alcool pur les vendredi lorsqu´ils font des offrandes au Tio, le diable de la mine! On l´achète dans les tiendas de mineurs, au milieu des pelles, des barres à mine, des feuilles de coca, et des...bâtons de dynamite !! On en ramènerait bien pour le meilleur groupe de anarcho-punk grenoblois, Damn' Dynamite, mais on risque de se faire coincer à la douane !

Après toutes ces émotions, nous avons bien envie de nous poser un peu, et nous trouvons l´endroit rêvé, à Samaipata, aux portes du parc Amboro. Ici nous campons pendant une semaine, faisons des ballades dans le coin et notamment aux abords du parc, où nous pouvons admirer des fougères millénaires, de belles orchidées et des traces toutes fraiches de puma...
Typique Bolivie: le chapeau, la glace, et les gros sacs remplis de feuilles de coca qu´on peut boire en infusion mais qui sont surtout mâchées
Ces fougères poussent de 1cm par an. Devinez l´âge!
On continue dans la nature an allant un peu plus loin, à Bermejo. Che Guevara est passé par là en 1967 lorsqu´avec quelques hommes il essayait de faire partir une guerilla en Bolivie. Il sera arrêté un peu plus à l´ouest par l´armée bolivienne, bien aidée par l´armée américaine, dans le village de la Higuera puis assassiné...On trouve ici des agences qui proposent un "Che Tour" et tout le monde est très fier d´avoir eu le célèbre guerillero dans la région. Il y a même le culte de San Ernesto de la Higuera.  Amusant quand on sait que c´est les villageois du coin qui l´ont dénoncé...
Nous descendons toujours un peu plus. La chaleur commence à se faire sentir. Nous dormons dans une ferme/hôtel. Au début, nous devions faire du WWOOF ici, mais comme il faut faire une "semaine d´essai" en payant la meme chose que les autres... et ça ne nous parait pas trop normal. Alors nous profitons de la beauté des environs. On se ballade dans la fôret profonde, nous nous baignons dans une cascade, observons des oiseaux superbes, notamment des perroquets, des chenilles et toutes sortes d´insectes bizarres, des papillons très grands et très bleus... On a l´impression de pénétrer au coeur d´une nature vierge de toute visite humaine tellement c´est beau.





 

Et voila, il y aurait encore plein de choses à raconter, mais ça ferait un peu trop long non? et puis on en garde pour notre retour!!

Nous sommes actuellement à Santa Cruz et nous nous apprêtons à quitter la Bolivie. Et oui, le 9 décembre prochain nous avons rendez-vous avec les parents d´Emilie en Argentine alors nous descendons doucement...


Bises à toutes et tous et à bientot!

Par Emilie et Raphael
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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /Oct /2008 23:24
Dernier jour de septembre, et nous nous apprêtons à quitter l´Equateur, un petit pincement au coeur et avec un brin d´apréhension. La plupart des voyageurs que nous avons rencontré sur la route nous ont tous décris des péruviens qui n´en veulent qu´à notre argent, qui parlent mal, qui tire par la manche pour qu´on achète... Bref, rien de très motivant et nous avons décidé de faire rapidement un tour dans ce pays...
Tout ça pour se rendre compte que finalement, peut-être ne sommes nous pas allés au mêmes endroits que tous ces braves gens. Car ici, nous avons passé de vraiment bons moments, rencontré des personnes très aimables, rigolardes, et sincèrement ravies de faire un brin de causette avec nous. Non, vraiment, il faut venir voir par soi-même pour se faire son propre avis !
 


Avec les bons conseils de la maman de Jacques (notre ancien voisin d´origine péruvienne), nous commençons donc par le nord et la ville de Chiclayo. Ici, la fierté culinaire, c´est le Ceviche (marinade de poissons crus cuits dans du jus de citron vert et d´oignons), et comme c´est au bord de la mer, on en profite ! 
Nous découvrons des sites pré-incas, de la culture Moché (entre 100 et 700 AP JC). Tucumé et ses 24 pyramides (il faut quand même les deviner!) et le super musée de Lambayeque, où l´on admire la tombe du Señor de Sipan. Tout est d´or et d´argent, c´est très fin, malheureusement vous n´aurez pas de photos car c´est interdit...

 Ici se dressent les pyramides de Tucume
drôle d´oiseau

Puis nous continuons vers Trujillo, une ville d´un million d´habitants, dont les rues sont pleines de batîments coloniaux, c´est bien joli. Même si le Pérou semble moins "fervent" que ses voisins du dessus, nous croisons tout de même dans la rue une procession pour bénir le nouveau casino de la ville. Encens, madone, bénédictions... On espère que ça va marcher ! Après les Moches, la région a vu les Chimus s´implanter (1000 à 1460 AP JC), et ceux-ci ont laissé de nombreux vestiges, dont la cité de Chan Chan, qui fut en son temps la plus grande ville en adobe (briques en argile-paille). Nous faisons aussi un petit tour à Huanchaco, un village au bord de la mer oú l´on peut observer les barques typiques.


 








drôle de molusque

Bus de nuit pour aller à Lima, d´où nous reprenons directement un bus pour Nazca. La route est hallucinante : comme entre Chiclayo et TRujillo, nous traversons un immense désert ! C´est vraiment la dernière chose qu´on s´attendait à voir au Pérou et pourtant! Petit regret de ne pas être en vélo et de pouvoir ainsi apprécier les paysages à notre rythme...
 
A Nazca, il y a au moins deux choses à voir: les lignes du même nom, et el Cerro Blanco, la dune la plus haute du monde, 2078m! C´est chose faite pour les deux et ça valait la peine. Pour les lignes nous sommes allés au Mirador qui se trouve sur la route, endroit assez spécial d´où l´on peut voir trois des fameuses lignes. Il y a en a peu près 350, et on les voit bien du ciel. Certaines représentent des animaux, d´autres des formes géométriques... Elles datent de l´époque de la civilisation Nazca (300 AV JC à 800 AP JC), et plusieurs hypothèses existent quant à leurs fonctions et origines. Mais l´on n´est sûrs de rien!
 







Nous partons donc pour Cuzco avec pour objectif...le Machu Pichu, le site inca le mieux préservé, et inratable quand on vient au Pérou. C´est parti pour 15h de bus de nuit. Le matin, surprise ! grève générale dans tout le pays contre la politique néo-libérale du gouvernement et la "vie chère".

Il faut dire que le gouvernement traverse une grosse crise sur fond de corruption de ministres concernant l´attribution de marchés pétroliers à une entreprise suédoise. Ambiance ! Dáilleurs, á l´heure où nous vous parlons, le président Garcia a limogé tout le gouvernement et nommé un premier ministre dont la tâche première sera de lutter contre ... la corruption.

Résultat pour nous, il y a des arbres et des grosses caillasses sur la route sur 10 kms pour empêcher les véhicules de passer. On reste bloqués toute la journée en se disant qu´une seule grosse barricade aurait suffit et aurait épargnée pas mal d´arbre. Nous grinçons des dents en entendants des touristes israeliens et anglais qui trouvent ça inadmissibles d´être bloqués comme ça en disant "que fait la police" ( la bonne vieille notion de prise en otage des grévistes, ça faisait longtemps tiens ! ). Finalement, après 23H de bus nous arrivons enfin à Cuzco.


Le centre de la ville est très beau avec pleins de bâtiments "coloniaux". C´est même un peu trop beau d´ailleurs et on ne tarde pas à repérer la Policia Turistica qui veille au grain pour virer tous les mendiants du centre ville pour que les touristes soient tranquilles. Ils ont aussi tendance à oublier ceux qui proposent des substances illicites histoire de cueillir les pigeons un peu plus loin avec leur petit sachet dans la poche, histoire d´arondir les fins de mois avec les vendeurs-délateurs. Quoiqu´il en soit, leurs casques "safaris" sont vraiment ridicules et on rigole bien quand on les voit faire la circulation.








Dans les environs de Cuzco, nous nous rendons à Pissac : site incas beaucoup moins connu que le Machu Pichu, mais qui vaut quand même bien la peine (merci Jacques) avec sa centaine de terrasses, impressionantes. Sous la pluie c´était pas l´idéal, mais nous avons apprécié lors des éclaircies...








Pour se rendre au Machu Pichu, comme il n´y a pas de route, la plupart des gens prennent le train et le payent très cher. D´autres réservent plusieurs mois à l´avance et montent à pied par l´Inca Trail avec guide obligatoire (cher aussi).

Et d´autres encore, comme nous, qui se la font à l´économie, et qui contournent tout en bus - avec deux cassettes en boucle pour 5h de route, une de disco (Hands up, give me your heart,...) et une du fameux GRUPO 5, cumbia et autres reprises ultra populaire ici, un col à 4300m avec d un côté une nature haustère et de l´autre des bambous et autres arbres tropicaux, une personne avec un balai pour les multiples éboulements encombrants le passage, ... Le trajet se termine à pied sur les rails du train. Le tout en 5 jours, dans des paysages magnifiques!




la maîtrise du papillon

Comme tous le monde nous parlaient du "lever de soleil magnifique au sommet du Machu Pichu", on avait décidé de se le faire. Départ à 5h du mat à pied pour arriver juste à l´ouverture du site. A l´arrivée, déjà 200 personnes devant nous, on rentre sur le site à 6h, et à 6h15, les nuages et...la pluie !! Le rêve d´enfance d´Emilie en prend un coup...Heureusement, ça s´arrête au bout d´une heure, et les nuages se lèvent -un peu- au bout de deux.





Bon c´était quand même bien! On retourne à Cuzco par le même chemin, avec d´autres  cassettes cette fois, et nous partons en direction de Puno pour notre dernière étape au Pérou, au bord du lac Titicaca, un autre rêve d´enfance. Lárrivée de nuit nous offre une vision hallucinante  avec une lune plus grosse et pleine que jamais élairant le lac, ça fait très affiche du grand bleu.
Il nous faut bien deux jours pour que nos corps s´habituent à l´altitude (3800 et quelques mètres), alors on passe beaucoup de temps à boire du maté de coca (c´est très bon!!).

Et voilá, le Pérou, c´est fini, nous allons à Copacabana (celle de Bolivie, pas du Brésil), toujours au bord du lac.
Allez, une petite photos en avant goût!


Par Emilie et Raphael
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