el Ecuador -1-

Publié le par Emilie et Raphael

Après un mois passé en Colombie, nous voici donc à la frontière de l´Equateur. Et comme à chaque fois, on se demande quelles vont être les péripéties... Nous prenons donc un mini-bus censé nous amener à la frontière, on avance, on voit les batiments, pas de flics, pas de militaires...le chauffeur bifurque par une petite route...et nous voici devant le panneau "Bienvenidos en Ecuador", merci bien, tout le monde descend !!! Pas de fouille, pas de contrôle. Sauf que nous, on aurait bien aimé faire tamponner nos passeports histoire de pas avoir de problème pour la suite...Du coup on explique ça au chauffeur, qui comprend, on reprend la petite route, et nous voici de nouveau en Colombie pour les formalités. Après le tampon "Salida" colombien, on traverse a pied la frontière, on échange nos dernier pesos contre des dollards US (!!! - et oui, c´est la monnaie officielle de l´Equateur -), et nous voici arrivés sans aucune fouille ni contrôle, ni backchich !! Elle est pas belle la vie...En tous cas nous espérons que nous verrons moins de militaires et de policiers en Equateur qu´en Colombie parceque ça commençait à devenir vraiment pesant.

Environ 100km au sud de la frontière, nous nous retrouvons à Otavalo, où doit se tenir le lendemain un des plus grand marché du pays.



 C´est lá qu´on retrouve nos potes Christelle et Guillaume, les Toulouso-Grenoblois, venus en Equateur pour 3 semaines. Dans le programme initial on devait se retrouver la semaine suivante mais on leur a fait la surprise. Après un bon apéro, on passe l´après-midi à se raconter les nombreuses anecdotes de nos voyages respectifs. Eux décident de continuer vers le sud, nous vers l´est pour aller au bord de l´ocean pacifique. Nous décidons de nous retrouver dans une semaine au pied du volcan Chimborazo dans une mysterieuse communauté...


Après une petite journée de bus, nous arrivons au bord de l´ocean Pacifique dans un village appelé San Lorenzo et là on se croirait directement arrivé au Ghana ou en Côte d´Ivoire, et plus du tout en Equateur ni en Amerique du sud tellement nous sommes les deux seuls blancs becs au milieux de tous ces noirs descandants des esclaves africains. Le contraste est saisissant et heureusement que les gens parlent espagnol parcequ´on croirait vraiment qu´on a changé de continent.







Plus au sud, nous posons nos sacs quelques jours histoire de se baigner, prendre du bon temps et de se régaler de poisson "a la plancha" et de "Ceviche", un plat typique à base de poissons, crevettes, moules, calamars, séparés ou mélangés et cuits au jus de citron, au sel et à la coriandre.
Durant tout l´été, c´est la période de reproduction des baleines qui viennent dans les eaux chaudes d´Equateur pour mettre bas avant de remonter vers les eaux froides au nord. On monte donc dans un petit bateau pour aller les voir à quelques centaines de mètre du rivage. Nous apercevons une mère et son baleineau jouer au loin, mais dès qu´on se rapproche, elles ne sortent plus que pour respirer. Mais à quelques mètres, de voir une masse noire de 15 ou 20 mètres sortir de l´eau, et avec le bruit du souffle, c´est quand même sacrément impressionnant ! Nous demandons à notre capitaine d´arrêter le moteur un moment pour moins les déranger, parceque dès qu´il aperçoit un souffle et une gerbe d´eau, il fonce dessus comme un bourrin et ça nous plait pas trop. Et juste avant de redémarrer pour rentrer, un baleineau sort à seulement 5 mètres de notre barque, se met sur le dos et tourne sur lui même avant que sa mère ne sorte elle aussi histoire de le rappeler vers le fond...C´était un moment vraiment merveilleux. Vous ne verrez pas grand chose sur les photos parce qu´on a surtout regardé avec les yeux.






Il faut qu´on vous raconte comment nous sommes montés dans le bus que nous prenons à Santo Domingo pour aller à Riobamba : sur le bord de la route, le chauffeur nous dis de venir vite-vite, donc nous courrons et allons vers la porte d´entrée, et là on nous dit "derrière- derrière", au début on ne comprend pas, puis finalement une fenêtre s´ouvre, nous montons à l´échelle, et rentrons par la fenêtre.
On se dit que la porte doit être cassée, puis 10 minutes plus tard quelqu´un l´utilise... Ça restera un des mystères de notre voyage, on ne comprend toujours pas...

Sur la route, nous avons la chance d´apercevoir deux volcans: le Cotopaxi, puis le Chimborazo (6310m). Tout deux sont couverts de neiges au sommet, c´est vraiment très beau. On sait alors que nous sommes de retour dans les Andes.

 

A Riobamba nous attendons Christelle et Guillaume dans le parc Sucre, en compagnie de deux petits gars d´a peine 8 ans, l´un est cireur de chaussures, l´autre travaille pour un photographe. Ici, il y a beaucoup de gamins qui bossent, et surtout comme cireurs de chaussures...

 

Enfin, nous voila réunis tous les 4 et nous partons a San Francisco, petit village près de Riobamba, dans la communauté Ahuana. On se rend vite compte que c´est un peu catho sur les bords, mais rien n´est obligatoire. Un "padre" français, Aymeric, est ici depuis 10 ans. Il coordonne le projet qui vise à soutenir les initiatives de développement des communautés indigènes, depuis leur origine jusqu'à leur fonctionnement en autonomie. Les projets avancent lentement ( réintroduction de lamas, fabrique de confitures, atelier de tissage...), mais c´est du solide.


Nous nous balladons dans les environs avec le Chimborazo en toile de fond, nous mangeons du lama (c´est bien bon) et du bon pain, (enfin!). Nous discutons avec Aymeric de la situation du pays et des indigènes, et on voit tout de suite qu´il connait très bien son sujet et nous apprenons beaucoup.

 

Nous repartons le lendemain plus au sud, car nous voulons prendre le train à Alausi qui raliait Quito a Guayaquil autrefois, mais qui faute d´entretien, n´en fait plus qu´une toute petite portion. En gros ça ne marche plus que pour les touristes mais "à ce qui parait que c´est bien quand même"...

Effectivement, la ville (petite d´ailleurs) est remplie de touristes et le lendemain nous bataillons dur pour acheter un billet.

Dimanche, c´est jour de marché a Alausi, et ça vaut le coup. Tout est coloré, il y a des fruits et légumes, des épices, des tissus, des outils, des animaux, ... Les indigènes de la régions se retrouvent tous ici pour commercer et tout est très animé.

 




Arrive l´heure du train... qui n´en est pas un. C´est en fait un bus sur rail!...Le chauffeur se sert du volant pour accélérer et ralentir, marche avant, marche arrière. C´est un peu bizarre! On a vraiment pas l´impression d´être dans un train. Et en plus au retour, nous tombons en panne!! Super !  Mais on s´est quand même bien marrés.

 

Après un passage par Ingapirca, le site archéologique Inca-Cañari le plus grand du pays  , très impressionant pour nous qui ne connaissons pas Machu Pichu, nous nous arrêtons à Cuenca, la ville où sont fabriqués les célèbres chapeaux "Panama".


La ville est trop jolie, style colonial. On se fait un petit tour culturel avec visites d´un musée rempli de sculptures pré-inca, d´une maison qui a plus de 190 ans, et d´une fabrique/boutique de chapeaux. Là, grâce à un des ouvriers, nous apprenons comment se produit un chapeau panama, de la récolte de la palme à la touche finale.



Christelle et Guillaume repartent bientôt pour la France, et avant de retourner à Guayaquil où ils doivent prendre l´avion, nous faisons une dernière halte dans le parc national Las Cajas, où il y a plus de 200 lacs!
On fait une super ballade, les pieds un peu dans la b
oue, mais quand même, "vale la pena", parce qu´on trouve sur notre chemin des fleurs trop jolies, de drôles d´insectes et des forêts "d´arbol de papel", des arbres dont l´écorce ressemble à s´y méprendre à du papier.



C´est une bonne journée, mise à part l´attente sur le bord de la route qu´un bus veuille bien nous prendre. Il commence à pleuvoir, il fait froid (nous sommes quand même à 4000m d´altitude!) et les bus passent en nous faisant coucou mais ils n´ont pas de place... Et Christelle et Emilie sont en sandale/chaussette (les chaussures de marches sont trempées)... Mais finalement, tout est bien qui finit bien, un chauffeur sympa nous prend, nous sommes 8 dans la cabine avant tous serrés mais comme ça on se tient chaud!!


Nous voila à Guayaquil, la plus grande ville du pays, dont le centre ressemble plus à une ville américaine qu´à une ville équatorienne. Dépaysement assuré! Guayaquil est aussi sûrement la seule ville de cette taille là qui possède un parc rempli de gros iguanes.




 Nous prenons tous les 4 un dernier verre le vendredi soir dans un bar du centre ville. De la rue, a entendre la musique , nous entrons persuadés qu´íl s´agit d´un bar salsa... et finalement nous voici dans un bar pour amoureux avec le talentueux Nando Ruiz au micro. Il chante tous les répertoires de l´amour, repris en coeur par les clients... Au bout d´un moment, la patronne vient nous demander d´oú nous venons, et alors Nando entonne pour nous une chanson d´un artiste très célèbre ici... Francis Cabrel, "La quiero a morir"... Emilie a le malheur de chanter la chanson dans son coin et la voilà d´un coup avec le micro sous le nez, pas trop le choix, elle se met à chanter sous les applaudissements des écuatoriens très enthousiastes!! Ceci suivi de Guillaume qui chante la Bamba, et on peut dire que notre dernière soirée tous ensemble a été un vrai délire!!

Voilà, Christelle et Guillaume sont bien rentrés en France, c´était vraiment  génial de passer cette semaine ensemble, que de bons fous rires en têtes!
La bise à vous!

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S
Alors là, le coup des baleines: énorme !<br /> Si vous pouviez retourner et faire des gros plans, on a pas bien vu...d'avance merci !!<br /> Heureux pour vous et sigue !<br /> steeve
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A
Les baleines, les iguanes, Cabrel... Ca à l'air bonne ambiance l'équateur! Raf t'es magnifique en jeune fille du coin!<br /> Ici c'est la reprise et on vous envie encore plus.<br /> bises et à très bientôt pour un mail plus long
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N
Guillaume c'est vraiment le roi pour mettre l'ambiance ! Ce délire !<br /> <br /> Sinon ça c'est bien rafraichit l'équateur après la mer des caraïbes (les bonnets...)... pour une fois qu'il fait plus chaud ici...<br /> Des grosses bises à vous !<br /> <br /> Nico
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