el Ecuador - 2 -
Toujours en Equateur, toujours à Guayaquil, c´est ici que reprend le fil de notre récit.
Pour ceux qui ne connaissent pas le WWOOF, vous pouvez aller voir ce lien: http://www.wwoof.org/ car il en sera question dans la suite de notre histoire.
Le lendemain du départ de Christelle et Guillaume, nous retrouvons Paulo et Karen et leurs deux filles Karen-Emilia, 5 ans et Paulita, 3 ans. Ils possèdent une exploitation bio de bananes à 1h30 de Guayaquil. Nous allons y passer une semaine de volontariat en compagnie de deux français, Anna et Quentin, dans le cadre du WWOOF. La veille du départ à la ferme, nous faisons ce que font une grande partie des équatoriens le dimanche, nous allons au...Centre Commercial (modèle américain, donc gigantesque) en Pick-Up avec toute la famille !!! Bonjour l´ambiance avant d´aller dans la finca bio...
A la finca, en plus des hectares de bananiers, il y a aussi des "cacaoyers" bio mais l´exploitation est petite et ce n´est pas une priorité. C´est surtout là que nous allons travailler. Il faut en effet passer dans chaque cacaoyer et enlever les baies parasitées ou qui ont reçu la visite des écureuils...
Il y a aussi une cabane à construire, des barreaux de fenêtre à repeindre... Et surtout nous apprenons à faire du chocolat!
Petite leçon en photos:
Il faut des cacaoyers...
et des baies...
premièrement: faire griller les fèves séchées au soleil jusqu´à ce que ça fasse "pock"

puis enlever la peau
passer les fèves au moulin une, deux, trois fois pour obtenir de la poudre de cacao
ensuite, chacun sa technique: on mélange la poudre avec de l´eau ou du lait, on met du sucre ( la quantité selon son goût), on fait cuire au bain marie ou à la poêle directement (la première technique est pas mal) et on remue pendant quelques temps...
Il ne reste plus qu´à se régaler de ce délicieux chocolat en compagnie de ces délicieuses bananes...
Chaque jour, Paulo et Karen nous rendent visite, nous amènent de quoi nous faire à manger, voire même cuisinent pour nous. Ils sont vraiment adorables.
Quant à nous, et bien on bosse la journée, nous nous faisons de bonnes bouffes, le soir on se baigne dans la piscine d´eau non traitée s´il vous-plait! et ainsi passe la semaine!
Le jeudi à la finca, c´est le jour de la récolte des bananes. Tout se fait ici :
on coupe, on lave, on trie, on étiquette, on met en carton. Le tout est ensuite visé par un inspecteur et voilà nos bananes qui partent en Angleterre ( pour les plus belles ), les moins jolies au Chili, et les dernières restent au pays pour que les équatoriens puissent quand même en manger... Le comble : les bananes sont récoltées vertes et partent toutes le jour de la récolte... et celles que nous avons mangé toutes la semaine étaient achetées au supermarché !!
Les bananes sont bio et l´exploitation adhère à la charte du commerce équitable, mais elles n´en doivent pas moins être parfaites pour les consommateurs anglais. Pas un trait, pas une tâche n´est accepté.
Une caisse (20 kilos) qui part au Chili est achetée 80 centimes de dollar US, celle qui part en Angleterre 7,50 dollar US. Autant dire que ce n´est pas évident de tenir la distance avec des clients qui sont devenus de plus en plus exigeants au fils des années!
D´ailleurs, après trois ans de culture en bio, Paulo et Karen ont décidé de repasser au conventionnel pour les bananes, car financièrement ils ne peuvent plus s´en sortir. Ils resteront en bio pour le cacao. Dur dur...





Notre dernière soirée à la finca se passe en compagnie de Paulo, Karen, leurs filles et des neveux. Après un repas bien arrosé, Paulo se met à la guitarre, nous chantant les plus belles chansons de...Francis Cabrel ( et oui, encore lui! ), que nous reprenons en choeur. Le tout suivi d´improvisations sur La Bamba ( encore! ) chacun notre tour. C´est bien rigolo, on vous inicie dès qu´on rentre ...



la cabane


Nous quittons Gayaquil après des aux-revoirs chaleureux avec nos hôtes, et en compagnie d´Anna et Quentin, nous prenons la direction de Puerto Lopez sur la côte pour revoir les Baleines ( et oui, on y prend goût tellement c´est beau ).
Ici, contrairement à Sua, pas de maman et de petit balaineau, mais plutôt des bandes de mâles qui se disputent les femelles.
C´est vraiment impressionant : nous suivons pendant un bout de temps trois mâles et une femelle, et c´est le festival. Comme dans un ballet bien orchestré, nous voyons les queues, les nageoires qui sortent, entendons les souffles à seulement quelques mètres de notre embarcation, et le tout ponctué de "hooo" et de "haaa" et de "wouah" des passagers en folie que nous sommes.
Et enfin comme ultime récompense, alors que notre chauffeur insiste pour rentrer ("déjá!"), une baleine nous fait l´honneur de sauter une, deux, trois fois !!!!!
Vraiment, cet "espectaculo" est "espectacular" ! Nous sommes tous très émus.
Voici enfin des photos de baleines, même si elles ne sont pas de nous, nous avons vu la même chose au même endroit. On les a piquées à Catherine qui est volontaire á la communauté de San Francisco où nous sommes allés avec Christelle et Guillaume...


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