Trinidad
ça y est, on a debarqué avec nos gros sacs a Trinidad.
C´était un peu tendu au début avec les services de l´immigration, vu qu´on arrivait par bateau et qu´on avait aucune preuve du fait qu´on allait quitter le pays...Remarque, c´est aussi un juste retour des choses et ça remet un peu en place, parcequ´un Trididadéen, ou n´importe quel africain qui débarque en France, c´est sûr que ça se passe pas facilement. Ambiance à l´arrivée en vrac : grosses voitures avec pour la plupart gentes allu, grosses sonos avec reggae/ragga a bloc, rastaman a tous les étages, des blacks pour la plupart (certain avec les yeux bleus même), des indiens, des asiatiques, un anglais "broken" difficile a comprendre, une petite bouffe dans un fast food vegetarien, une explication avec ceux qui pensent qu´on est venu expres pour le match de foot du lendemain opposant l´Angleterre a Trinidad ( vu qu´ils sont pas qualifiés pour l´Euro, ils font la tournée des îles !), on trouve un hôtel pas cher, et on décide de repartir des le lendemain au nord de l´île.
Petit historique non exaustif et sûrement un peu inexact de Trinidad et Tobago : c´est un Etat avec 2 îles, une très montagneuse (Trini.) avec plein de rivières, l´autre ambiance caraïbe, lagon, sable blanc, carte postale, touriste ! Les français sont arrivés au Nord, les espagnols a l´ouest, les anglais un peu partout. Du coup on passe de "Blanchisseuse bay", "Matelot bay" a "Boca de Huevos"en passant par "Princess Town" ... Des indiens (d´Inde!) sont là depuis 1810, des asiatiques depuis 1850, des blacks depuis l´esclavage. La musique, c´est la socca, le calypso, le reggae, et surtout le Steelpan. La fête, c´est le "Carnival", et c´est en février.
Arrivés dans le nord, on trouve a loger chez un vieux Trinidadéen, Horace, ancien batteur de jazz aux USA (il a joué avec Tina Turner, bon c´est pas du jazz mais quand même), revenu au pays pour la retraite. Pour le reste, les photos parlent d´elles même...On reste là 3 jours, on crapahute dans les montagnes pour se baigner dans les cascades, aller sur des plages désertes, manger du poisson, croiser des rastas et essayer de comprendre ce qu´ils nous dise (genre " na waana yuh nah man, yeah man" '¿!¿!!! ok, "yeah man, rastaman"). Un soir, on a vu une tortue de mer en train de pondre sur la plage. C´etait vraiment impressionant. Le plus hallucinant, c´est la taille que ça fait : 1,50 metres environ, et la tête comme un ballon de basket. Elle creuse le sable toute la nuit avec ses grosses nageoires pour y mettre ses oeufs et reboucher le trou. On a beau avoir déjà vu ça dans les reportages animaliers, et ben en vrai on peut vous dire que c´est pas la même !
Et puis mercredi arrive, le jour du ferry pour aller au Venezuela. Et vu notre niveau d´anglais, on confond les heures entre "back" et "to", on rate le ferry et on est coincé pour une semaine... La blaze, parcequ´à Trinidad la vie est belle mais un peu chère ! Du coup, on prend la direction de l´aéroport, on prend un petit coucou de 40 places direction Margarita, un île venezuelienne à 45 minutes. Bye bye Trinidad, y vamos a hablar en español !




