Le Venezuela -1-
Nous voilà donc au Vénézuela!!
Entre Margarita et Trinidad, quel changement au niveau nature: vous avez vu la jungle de trinidad, ici, tout est sec, presque pas d´arbres, limite désert. Et un vent...
A l´arrivée à l´aéroport, on croise un francais qui nous donne quelques conseils, et notamment d´aller nous caller à El Yaque, une plage "super sympa avec une bonne ambiance". Ok. Sauf qu´on ne savait pas que cette plage est LE spot pour la planche a voile et le Kite surf, donc vent tout le temps, très fort, que des touristes ici pour le sport, niveau authenticité, on reviendra.
On bouge donc le lendemain, direction Porlamar, la plus grande ville de l`île, 300 000 habitants, dans un minibus, musique à fond , et là, nous voilà enfin dans l´ambiance!
C´est une ville vraiment animée, avec de la musique à tous les coins de rue, une place centrale toujours remplie de personnes assises à discuter, ou a telephoner (ca capte mieux ici!), des vendeurs de jus de fruits frais, empanadas, arepas, perro caliente (chien chaud!), churros salés,...
Bref on passe 2 jours ici, petite ballade sur la playa del agua, la plus longue de l´île. On boit un coup chez des italiens, des vrais de vrais qui roulent des mécaniques, tatouages, moustaches, rouflaquettes, branchage de filles, des vrais de vrais on vous dit, qui nous gratifient d´un "Ciao, gracie mile!" a notre départ (l´espagnol et eux ca faisait 2).
Il faut savoir que Margarita est un lieu populaire chez les venezueliens, tant pour les plages que pour les produits détaxés (hi-fi, alcool,...) et lorsque nous quittons l´île en ferry, 1h de traversée, pour arriver à Cumana, de nombreuses personnes ramènent avec elles toutes sortes de produits (écrans géants et compagnie).
Le centre de Cumana est très joli, style colonial. Il y a des petites maisons de toutes les couleurs, un très vieux fort surplombe la ville. Celle-ci fêtera ses 500 ans en 2015, et on sent la fierté des habitants.
Le lendemain, nous repartons, et sur les conseils de William, le patron de l`hôtel, nos allons à Araya.
Pour la petite histoire, William a été très sympa avec nous, il nous a emmené jusqu´au port en voiture sans rien demander, nous a invité à revenir si nous le souhaitions si nous étions de passage pour nous poser un peu, nous doucher,... Une rencontre très chouette en tout cas. D´ailleurs, depuis que nous sommes ici, nous avons en règle générale rencontré des personnes vraiment sympas, qui peuvent paraître froides au premier abord, mais qui une fois la glace brisée, se révèlent chaleureuses.






A bord d´un tapaditos, nous reprenons la mer, direction Araya, toujours dans le Nord-Est du pays. Un tapaditos, c´est un bateau moteur couvert, dans lequel on peut rentrer à une trentaine de personnes.
Arrivé-e-s au port de Manicuare, nous prenons place à l´arrière d´un pick up pour rejoindre notre destination. Nous pouvons observer le paysage: on se croirait au Sahel: tout est sec, la végétation est quasi inexistante, deux trois chèvres se courent après. Le vent souffle très fort aussi. Après renseignement, un homme nous explique qu´il est plus calme le matin, mais que tous les jours il souffle. Ambiance!
La mer quant à elle est aussi calme et bleue, et belle aussi, que la méditerrannée.
Nous voici donc dans un mix entre Sahel et Méditerrannée, rencontre improbable mais ô combien magique.
Dans les alentours d´Araya, on récolte le sel, et ce lieu fût dans l´histoire la scène de nombreuses luttes pour sa possession, entre Espagnols et Hollandais entre autre. C´est pourquoi le fort en ruine qui se trouve sur la playa del castillo est le plus vieux du Venezuela et le plus gros aussi.
Le soir, les pêcheurs des environs viennent boire des bières (Polar ou Regional Light sont les plus populaires ici) et manger un perro caliente ou un hamburguesa. C`est l´occasion pour nous d´échanger avec eux. Hélas... malgré leur sympathie, nous ne sommes ici que depuis une semaine et notre espagnol n´est pas encore terrible, la comprehension non plus, mais en règle génerale, on se débrouille...
Sauf qu´ici, les locaux parlent encore plus vite et mangent encore plus les mots qu´en Andalousie profonde (pour celles et ceux qui connaissent, je laisse imaginer).
Lejos devient leho, gente devient hente, bref, ce n´est pas évident, mais bon, c´est pas grave.






Après trois jours passés a Araya, dans le calme du village et la douceur de la mer, nous repartons, direction le parque nacional de Mochima, et plus précisément Playa Colorada, après le village de Santa Fe. Nous nous y rendons a bord d´une vieille américaine, en por puesto, c´est-à-dire une voiture qui part lorsqu´elle est remplie, pratique, rapide et pas cher!
Ici aussi, la végétation est assez sèche, mais c´est parce que la saison des pluies vient de commencer, et dans deux mois, ici aussi ce sera luxuriant.
Nous dormons dans un drôle de lieu, monté par des écossais, "Jakera". C´est un endroit qui accueille des Occidentaux qui viennent suivre des cours d´espagnol et vivre des aventures dans la nature. Quand nous arrivons, nous rencontrons un groupe de 10 personnes, allemands, hollandais, anglais et nord-américains qui ne parlent pas très bien espagnol, mais qui sont bien cool quand même.
C´est alors une sacré gymnastique du cerveau pour passer d´une langue à l´autre.
Les "encadrants", venezueliens, roumaine et écossais sont très sympas et avec eux on discute espagnol quand même.
La plage ici est très belle, le sable couleur terre de sienne, les cocotiers donnent une précieuse ombre, et en face, de nombreuses îles nous tendent leurs bras. Nous partons d´ailleurs un après midi en barque avec un pêcheur qui nous dépose sur une plage déserte de l´île Arupo. Il y a là du corail, et avec masques et tubas empruntés, nous pouvons observer la vie aquatique: poissons en tous genres, énormes oursins, drôles de plantes,...
Après une petite Polar Ice dégustée en compagnie d´une femme sans âge et d´un énorme iguane (à nos yeux, mais tout petit pour notre hotesse), le pêcheur vient nous récupérer, ses seaux remplis de poissons.
Dans le village, nous avons rencontré Ali, un algérien qui vit au Venezuela depuis une 10aine d´année. Autour d´une bouteille de vin, nous avons bien discuter, notamment de la situation politique du pays avec aussi deux ouvriers de la région qui dorment chez Ali en ce moment.
Mais peut-être ceci mérite un article particulier car il y a moultes choses à raconter quant aux chavistas, l´opposition... En tout cas en ce moment, nous sommes en pleine campagne en prévision des élections de novembre pour élire les gobernadores (qui gouvernent les états, un peu comme les régions ici). "Si con Chavez" est souvent écrit sur les murs, de nombreux messages sur la revolucion socialista, et dans le même temps l´opposition ne perd pas non plus son temps á travers des affiches et des slogans comme "Votre ville a de l´avenir"...
Le dernier soir, nous avons dormi chez Ali, en compagnie de deux familles venezueliennes et leur 8 enfants, dont les jumeaux Jesus et José!
Cuba Libre bien chargés ont agrémenté cette soirée bien cool!!!
Et nous revoilà sur la route, direction La Gran Sabana, à l´extrème sud du pays, frontière avec le Brésil, avec comme première étape Ciudad Bolivar.
Affaire à suivre...